DE LA VILLE DE PARIS.
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acomplir et satisfaire à ce qui a esté promis par le feu Roy nostre très honnoré seigneur et pere, que Dieu absolve, ou ses depputtez par le traicté de la paix, tant pour les mariages de noz très chères et très amées seur et tante que autres choses qui en dependent, et aussi pour licentier grande partie des gens de guerre qu'il a esté contrainct avoir el tenir en son service durant les guerres, dont nous avons grande partie sur les bras, pour ne les avoir peu entierement satisfaire de leurs gages, estatz et appointemens, ayant de ce conferé avec la Royne, nostre très honnorée dame et mere, aucuns princes de nostre sang et autres grans et notables person­nages de nostre Privé Conseil, et ne voyant moyen plus prompt pour y pourvoir sans surcherger nostre peuple que de vous vendre encores de noz aydes et greniers qui nous restent, ou autre nostre revenu, jusques à la somme de n° xl1" livres, voullons et vous mandons parla presente que, incontinant icelle receue, vous faictes convoquer et assembler en vostre Hostel de Ville ceulx de noz bons et loyaulx subgectz que adviserez, et que vraysemblablement congnois-trez avoir moyen d'y mettre de leurs deniers, pour les advertir de ce que dessus ; et pour le mettre à
effect, regarderez, au plustost que possible vous sera, quelles fermes de noz aydes, greniers, ou autre nos-tredict revenu vous pourront estre pour ce vendues et engagées, comme a esté par cy devant laict en cas semblable, afin d'en faire expedier les procuration et povoir neccessaires pour vous en faire la vente, et pourvoir au demourant à tout ce que besoing sera pour la seureté tant de vous que de ceulx qui bailleront leursdictz deniers. Et neantmoings pour tousjours accelerer le recouvrement de lad. somme de n° xLm livres, ne délaisserez ce pendant de faire recevoir deniers de ceulx qui en pourront et voul­dront bailler, attendant que lesd, contractz soient passez, publiez et esmologuez où besoing sera, leur faisant par vous promesse de faire commencer le cours des rentes qui leur seront par après par vous sur ce constituées du jour qu'ilz auront baillé leursd, deniers et de les leur ratiffier par nous, de sorte qu'ilz n'y pourront avoir aucune perte ne domage. Si n'y vueillez faire faulte, car tel est nostre plaisir. "Donné à Bloys, le viii0 jour de Novembre mil
Ve LIX. 1> ,
Signé : FRANÇOIS. Et au dessoubz : Robertet.
"
LXV. — Mons1, Me Martin de Bragelongne, m° des Requestes de la Royne Mere du Rov,
»
COUCHÉ EN L'ESTAT DE LAD. DAME. 18 novembre 1559. (Fol. 46 r°.)
couché et employé en son estat aux gages y declai-
Mere du Roy et tresorier general de Sa Majesté, certiffie à tous qu'il apartiendra que me Martin [de] Bragelongne est me des Requestes de lad. dame,
rez.
" Faict soubz mon seing, le xcNovembre mil vclix. d
Signé : Du Piquet.
LXVL — Pour 11e XLm livres. Ataches pour vendre une place devant le Port au Foing
18 novembre i55g. (Fol. 46 v°.)
Du samedi, xvme jour de Novembre mil vc lix.
En Assemblée le jour d'uy faicte en l'Hostel de la ville de Paris de Mess" les Prevost des Marchans, Eschevins et xxun Conseillers de lad. Ville, pour adviser sur les lettres du Roy, données à Bloys le vin6 Novembre mil v'lix, signées FRANÇOIS, et au dessoubz Robertet, par lesquelles il demande à lad.
Ville, à constitution de rente sur ses aydes et gre­niers à sel, la somme de deux cens quarante mil livres tournois pour ses grans et urgens affaires O, en laquelle se sont trouvez, assavoir:
Monsr me Martin de Bragelongne, Prevost des Marchans; monsr Larcher, mons' Godeffroy, monsr Aubery, Eschevins ;
'■' En vertu de lettres patentes du 16 décembre 1559, enregistrées à la Cour des Aides. François ll abandonna aux Prévot des Mar­chands et Échevins les droits de gabelle sur certains greniers à sel de la généralité de Rouen, savoir: 7,6o5 livres sur celui do La Ferté-Bernard, 6,735 livres sur celui de La Flèche, 3,735 livres sur celui de Craon et 2,475 livres sur celui dc La Gravelle, représentant au denier douze la rente du capital de 24o,ooo livres que devait fournir la Ville. Ces lettres sont annexées au contrat d'aliénation passé le 21 décembre 155g par les commissaires royaux avec l'Échevinage. (Archives nationales, Cour des Aides, Z '° 134, fol. 167 r°.)
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